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Les idées. J’adore le mot « idée ». J’adore l’idée du mot « idée ». J’adooooore les idées. Surtout les nouvelles. J’en ai souvent. J’en ai beaucoup.
Je suis de ces personnes qui ont « trop » d’idées. Bien plus d’idées que le temps d’une vie ne permettrait d’en mettre en œuvre. Des mauvaises, des pas si mauvaises, quelques bonnes, pour moi, pour les autres, mais toujours trop.
Parfois je me demande pourquoi mon cerveau est, à ce point, assailli… Je l’avoue, j’aimerais qu’il se calme.

Générer des idées, c’est un peu comme une drogue. Pas dans l’absolu je vous rassure, juste pour moi ! Et en particulier les idées liées au monde de l’entreprise. A chaque nouvelle idée, je ressens un shoot d’excitation, une augmentation brutale de mon taux de dopamine, un sentiment que tout est possible et qu’un nouvel eldorado m’attend ! C’est tout simplement grisant !

Aujourd’hui, je « dors » sur mes idées. Je laisse ce pic retomber et je vois si l’idée revient me tarauder. Car sur la route du chemin initiatique qui mène à développer son entreprise, les idées c’est plutôt utile. C’est même une chance, quand d’autres en manquent. Mais trop en avoir peut parfois rendre le voyage très agité.

Je partage avec vous les prises de conscience qui m’aident, jour après jour, à vivre avec ce que le Clifton StrengthsFinder a défini comme l’une de mes “forces” : L’IDEATION.

  Étude d’un cheval par Léonard de Vinci. Vers 1490.  Des chevaux au galop… C’est la sensation que me font les idées non bridées dans ma tête !

Étude d’un cheval par Léonard de Vinci. Vers 1490.
Des chevaux au galop… C’est la sensation que me font les idées non bridées dans ma tête !

Prise de conscience 1 : Il n’est pas indispensable de trouver UNE vocation

La révélation m’est venue en découvrant le TEDx d’Emilie Wapnick, qui a posé le mot de « multipotentiel.le » sur une réalité que je vivais : être curieuse de tout, intéressée par beaucoup de choses, passionnée par cycles. Et dans mon cas, à cette période, générer des idées c’était aussi avoir des aspirations personnelles et professionnelles très très très variées !
Dans un monde où l’expertise et les experts ont une place prépondérante, j’avais toujours fait le choix d’études et de postes généralistes. Et l’idée de me spécialiser m’étouffait. Emilie Wapnick jetait un premier pavé dans la mare : Certains d’entre nous n’ont pas de vocation. Ouf, je ne suis pas seule, folle, déséquilibrée et instable. Pourquoi n’ai-je pas plus tôt questionné ce moule dont je ne prenais décidément pas la forme ?! A partir de cette date, j’ai arrêté d’attendre l’appel de « ma voie » et j’ai accepté « mes voix ».

Le livre Refuse to choose de Barbara Sher a été une seconde révélation.
Il est écrit « à l’anglo-saxonne » et tout ne se transpose pas dans notre paysage de vie français, mais j’en ai retenu quelques points éclairant mon mode de fonctionnement. Et je vous soumets des questions qui pourront, je l’espère, vous accompagner.

La métaphore de l’abeille : Quand elle a assez butiné, elle passe à une autre fleur. Concernant les nouvelles idées ou les nouveaux centres d’intérêts, quand ai-je assez butiné ? Quel est le mode de fonctionnement récurrent dans le passage d’un sujet qui m’intéresse (et devient parfois passion) puis (plus ou moins rapidement) laisse place à un ressenti de lassitude, d’ennui, d’en avoir fait le tour (en toute subjectivité) pour enfin être rangé au placard ?

Un fil rouge unit mes centres d’intérêt. Dans ces phases où les idées submergent et où le recul manque, on a l’impression de TOUT aimer, de vouloir TOUT faire, de s’intéresser à TOUT. Eponge, caméléon, girouette… C’est PRESQUE vrai.
En fait, en posant sur papier ses centres d’intérêt passés et présents, on se rend compte qu’il y a des nuances, des tendances, des inclinations qui se dessinent.
Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment dans ce qui m’intéresse ?
Qu’est-ce qui ne m’intéresse pas ou pas longtemps dans ce qui m’intéresse ?
Qu’est-ce qui ne m’intéresse vraiment pas ou pas vraiment, au-delà de l’habituelle curiosité qui m’habite, de la politesse sociale qui m’oblige ou de l’image personnelle que je veux protéger ?

Il ne tient qu’à moi de créer le mode de vie qui me correspond et qui me permettra de sublimer cette particularité, cette multipotentialité.
Je ne peux que vous renvoyer au livre qui donne des dizaines et des dizaines d’exemples de vies et modes de vie tellement différents qu’il m’a rappelé à quel point je n’avais pas à rougir de ne pas avoir envie de m’enfermer dans un schéma « classique », « stable », « ronronnant », qui rassurerait sans doute mon entourage mais qui me fait dépérir dès que je m’en approche.

Tous les centres d’intérêt et toutes les idées n’ont pas vocation à devenir une activité professionnelle rémunératrice, ils peuvent nourrir d’autres pans de notre vie et de notre être. Quelle place puis-je leur laisser ?

  Dessin d'un petit rhombicuboctaèdre par Léonard de Vinci dans la Divine Proportion de Luca Pacioli, 1509.  Et si on offrait à notre vie plus de facettes qu’il n’y paraît ?

Dessin d'un petit rhombicuboctaèdre par Léonard de Vinci dans la Divine Proportion de Luca Pacioli, 1509.
Et si on offrait à notre vie plus de facettes qu’il n’y paraît ?

Laisser tomber, ce n’est pas mal. J’ai appris la persévérance, la détermination, l’implication, la responsabilité et l’engagement. C’est bien. Cela sert chacun de mes pas. Mais continuer dans une voie quand je sais qu’elle n’est plus pour moi, que je ne serai pas la personne la plus épanouie à cette place… J’ai arrêté. Quand la seule raison de poursuivre est la peur du jugement des autres, la peur de ne pas paraître cohérente, lisible, compréhensible, je me rappelle d’une chose : La vie est courte, le temps précieux.

Alors osons se nourrir de ce qui nous élève et poser la fourchette quand nous sommes rassasiés. Puis passons à un autre met pour continuer à grandir tout en appréciant le repas !
Le rythme d’apprentissage (et de satiété !) est propre à chacun. S’imposer de correspondre à un standard, un « il faut » ou un « ça fait bien sur le CV », peut être synonyme de se priver d’apprendre, évoluer et progresser au rythme qui nous sied.
On s’éloigne ainsi de la « meilleure » version de soi-même. Enfin surtout la version la plus épanouie. Car il n’est pas là question de performance mais de plaisir à être et à vivre pour rayonner et impacter le monde autour de soi.

Je ne prône pas une vie désengagée virevoltant au gré des envies (j’entends les mauvaises langues dire « lubies »). Il est des moments où il faudra du temps. La patience est sans nul doute une vertu à cultiver. Il faut parfois fermer une page avec attention avant d’en ouvrir une autre.
Mais il n’y a pas de mérite à vouer un engagement sacerdotal à un sujet quelqu’il soit, pour de fausses bonnes raisons. Même Léonard de Vinci a parfois laissé tomber des études, des recherches, des commandes en cours tant il était devenu absorbé par un nouveau sujet !
Alors osez laisser tomber un sujet qui ne vous intéresse vraiment plus… Le ou les sujets qui vous intéresseront voire vous passionneront (un temps ou longtemps) et (éventuellement) les activités professionnelles dans lesquelles vous serez merveilleusement doué.e.s vous attendent au coin de la sérendipité !

Je rappelle ici la formule choc de Jacques Attali : « Ne rien faire qui ne puisse être mieux fait par quelqu’un d’autre. Si quelqu’un d’autre peut faire quelque chose mieux que vous, ne le faites pas. Faites autre chose. »

Dis autrement, ma conviction est que CHACUN.E d’entre nous, détient en lui sa ou ses zones de virtuosité. De génie. D’évidence. De flow. De fluidité. Cet océan bleu où personne ne peut « faire comme » (vous vous rappelez du texte de la semaine dernière j’espère :) )… Car vous ne faites pas… vous ÊTES tout simplement. Et par essence, chaque Être est Unicité.

SCOOP & Bonne nouvelle pour les non-anglophones : le livre Refuse to Choose sera traduit et édité en langue française en 2019. Pas par moi, bien que j’y ai fortement pensé tellement il m’a été précieux ! Je remercie Barbara Sher pour cette information inédite (oui oui mesdames, messieurs, on ne rigole pas grâce à Projet 13.7, vous avez des scoops littéraires exclusifs et en avant-première !!!).

  Codex du vol des oiseaux, rédigé en écriture spéculaire (écriture en miroir), 1485-1490.    Photo de Luc Viatour     Promis, le livre que j’évoque se lit de gauche à droite et sans miroir !

Codex du vol des oiseaux, rédigé en écriture spéculaire (écriture en miroir), 1485-1490.
Photo de Luc Viatour
Promis, le livre que j’évoque se lit de gauche à droite et sans miroir !

Prise de conscience 2 : Être généraliste a une valeur

Comme beaucoup de diplômés d’école de commerce, il fut un temps où je ne voyais vraiment mais vraiment pas ce que je pouvais apporter au monde.
Nous sommes des centaines de milliers, formés à tout et rien, je n’aimais pas toujours l’image renvoyée par certains, et je voyais d’autres camarades valorisés par une expertise. Ils se spécialisaient.

J’ai bien essayé de me faire rentrer dans des cases : la tech, le vin, la distribution, le marketing, le management, la gestion… toutes correspondaient à des formations et/ou des expériences… toutes me plaisaient. Mais j’avais beau me forcer, je n’arrivais jamais à envisager le reste de ma vie (ou même les prochaines années) dédié à un secteur ou à une fonction.
D’autres en seraient tellement heureux et le feraient tellement mieux que moi…

Découvrir la notion de multipotentialité m’a rappelé qu’il y a (aussi) eu des belles découvertes, de belles réalisations et de belles personnalités à la croisée des disciplines… Que fut une époque où il n’était pas choquant qu’un individu soit mathématicien, philosophe, musicien, athlète (Pythagore) ou peintre, ingénieur, astronome, philosophe, anatomiste, mathématicien, sculpteur, polymathe, architecte, ingénieur civil, diplomate, inventeur, compositeur, poète, musicien, physicien, physiologiste (De Vinci… cf. les illustrations de ce texte !).
Oui, rien que ça, chères lectrices, chers lecteurs.

N’est-ce pas à la croisée des disciplines que se font justement des découvertes inédites et originales ? J’en ai déjà parlé dans le texte précédent. Je loue l’interdisciplinarité. Petit à petit, j’ai fini par accepter et assumer que la non-spécialisation a aussi du bon…!

Un expert passionné et un non-expert nouvellement intéressé ont tous deux à apporter à une discipline, une entreprise, un projet.

Rassurez-vous, je ne me suis pas levée un matin nue dans un champ de melons charentais, persuadée d’avoir trouvé ma famille d’adoption !!! Je ne clame pas vouloir être De Vinci !
Mais pour que la prise de conscience s’ancre, l’inspiration de « role models », d’exemples emblématiques, fait parfois du bien à l’ego et nourrit l’estime de soi. Cela n’exempte en rien du travail menant à ALIGNER son Être, ses idées et ses actions.

(Re)Découvrir le parcours de Léonard de Vinci m’a juste permis d’arrêter de me demander si je devais me spécialiser en optimisation de page de site web wordpress pour moteur de recherche Bing v.23 afin d’exister et avoir une valeur aux yeux des autres ! (Mais depuis Projet 13.7 : entreprendre, chemin initiatique, je et vous savez qu’il est vain de chercher votre valeur dans le regard des autres… n’est-ce pas :))

  Étude de Léonard de Vinci sur le corps humain. Ce dessin est connu sous le nom de l’homme de Vitruve, 1485-1490.    Photo de Luc Viatour

Étude de Léonard de Vinci sur le corps humain. Ce dessin est connu sous le nom de l’homme de Vitruve, 1485-1490.
Photo de Luc Viatour

Prise de conscience 3 : Chef d’entreprise = le multipotentiel en action ?

Comme je l’ai dit précédemment, il y a une infinité de chemins de vie possibles pour bien vivre sa propension à l’idéation. Je ne veux absolument pas réduire la voie d’accomplissement à l’entrepreneuriat. Et je ne pense pas non plus que tous les chefs d’entreprise soient avides d’idées nouvelles, sinon le monde du travail serait bien moins sclérosé… (cf. les bullsh*t jobs dont nous avons déjà parlé il y a quelques semaines).
Je m’arrête ici sur le rôle du chef d’entreprise car c’est le thème de cet ouvrage éphémère et parce que l’objet « entreprise » est mon indémodable centre d’intérêt (jusqu’à présent !).

Dans mon dernier métier, j’étais intrapreneure. Chef d’orchestre. Entreprendre était une continuité. Avoir une vision 360° de l’entreprise et ses enjeux devenait pleinement un atout. J’allais pouvoir toucher à toutes les disciplines qui fondent les différentes fonctions de l’entreprise. J’allais pouvoir m’amuser à être multipotentielle !

Deux pièges m’attendaient au tournant :

    • mes insatiables désir et plaisir d’apprendre

    • mon perfectionnisme

Vous voyez le problème ? J’ai voulu devenir experte de chaque fonction de l’entreprise ! Avant de déléguer, avant d’externaliser ou avant d’embaucher, je me suis persuadée qu’il fallait que je maîtrise chaque tâche… (et pas qu’un peu si vous vous rappelez du texte sur le perfectionnisme ! -Pour rappel, dans quelques jours, vous pourrez lire et relire tout l’ouvrage Projet 13.7 : entreprendre, chemin initiatique.-)

Nez dans le guidon, ce que j’avais perdu de vue, c’est qu’un chef d’orchestre ne sait pas et n’a pas à savoir jouer de chaque instrument. Ce n’est absolument pas ce qui lui est demandé. Il est même plutôt fort probable qu’il n’en maîtrise excellemment qu’un ou deux. En revanche, il a d’autres qualités. Je ne vous fais pas de dessin. C’est évident. Mais je ne le voyais pas.

Alors ami.e multipotentiel.le qui décide de créer ton entreprise, sois lucide quand tu investigues un sujet : le fais-tu pour servir ton entreprise (et si oui, quel niveau d’investigation est nécessaire ? cf. courbe du perfectionniste !) ou le fais-tu pour nourrir ton plaisir d’apprendre ?

Tu es seul.e au départ ? Accepte l’imperfection inhérente à tout début d’activité, à toute nouvelle réalisation. Puis rapidement, sors, rencontre, collabore, entoure-toi !

Car si les idées ne président pas à l’action,
demeure le rêve et s’éloigne la réalisation.

La semaine prochaine, je vous partagerai mes dernières prises de conscience (à ce jour !) qui rabibochent idées et actions !

12/13
Estelle

Je vous annonçais la semaine dernière ma première exposition en tant qu’auteure : Nordic Inspirations. J’ai le plaisir de vous préciser cette semaine qu’elle se déroulera en deux parties à partir du vendredi 12 octobre 2018 ! Les vernissages auront lieu le jeudi 18 octobre à 18h30 au Buro des Possibles pour Nordic Inspirations I et le jeudi 8 novembre à 20h au Bac à Sable pour Nordic Inspirations II. Deux superbes espaces de coworking à Bordeaux ! N’hésitez pas à suivre la page de ces événements pour en savoir plus sur ce concept inédit. Hâte de vous y rencontrer « IRL » :)

 
 
Shooting Stars - aide les entrepreneurs, à prix libre

Shooting stars*

C'est avec bonheur que je vous présente une nouvelle activité professionnelle.

En commençant le présent ouvrage, je ne pensais pas qu'il m'aiderait à ce point à poursuivre mon chemin initiatique.

Si l'écriture a désormais retrouvé une belle place au sein de ma vie, j'ai décidé de laisser à d'autres facettes de la boule à paillettes qui me sert de coeur, l'occasion de s'exprimer.

L'aide, la générosité, la joie de voir les autres s'épanouir se sont donc frayées un chemin et entrelacées pour donner vie à Shooting Stars.

Être une étoile filante qui fait de vos entreprises des étoiles filantes... Voilà mon rêve.
Mettre sur orbite chaque entreprise que je croise... Voilà mon ambition.
Apporter des solutions aux entrepreneurs qui n'en voient (presque) plus en une heure et à prix libre... Voilà la mission que je me donne.

Vous avez envie d'essayer ? C'est sans engagement et à l'issue de notre séance, vous réglez ce que vous estimez juste.

* étoiles filantes