Présentéisme.
Oui en tant qu’entrepreneur, vous avez renoncé aux jeux d’influence et de pouvoir qui, pour gravir les échelons de votre entreprise, privilégiaient le faire savoir au savoir-faire.
Mais avez-vous renoncé à l’injonction au présentéisme ? Pour vous ? Pour vos collaborateurs ou partenaires ? Combien d’heures par semaine vous glorifiez-vous « d’être sur le pont » ? Au bureau, au téléphone, par Skype, par mail ?
Jusqu’à quelle heure estimez-vous normal d’attendre une réponse de votre stagiaire ?

Stress.
Oui en tant qu’entrepreneur, vous avez renoncé au stress des objectifs insensés d’un patron qui se rappelait à peine des fonctions pour lesquelles il vous avait embauché.
Mais le niveau de stress que vous vous imposez ou que vous acceptez de supporter vous semble-t-il sain ? Est-il un aiguillon d’adrénaline face à un objectif précis ou un poids quotidien qui alourdit vos pas dès le réveil ?
A quand remonte la dernière fois que vous avez transmis votre stress à votre entourage ?

Surmenage.
Oui en tant qu’entrepreneur, vous avez renoncé à vous voir imposer des dossiers à n’en plus finir et à devoir dire oui à des tâches qui venaient allonger votre « to-kill list ».
Mais votre nouveau rétro-planning vous semble-t-il humainement atteignable ? Êtes-vous capable de bien vous entourer et déléguer ou laissez-vous les dossiers s’entasser car vous êtes le seul à pouvoir bien faire ?
Votre charge de travail et celle que vous confiez à vos équipes vous apparaissent-elle raisonnables ?
Sous prétexte d’une course effrénée à la croissance,
à l’innovation,
à la « startup nation »,
nous sommes incités à brasser beaucoup, beaucoup, beaucoup de vent.

Le nez dans le guidon,
persuadés que s’auto-flageller est la meilleure façon d’avancer,
la performance prend le pas sur l’efficience,
la productivité prend le pas sur l’efficacité.

Nous nous objectivons,
prisonniers d’un joug d’autant plus difficile à desserrer
qu’il a été choisi
et brandi en étendard de liberté.

Parce que ces injonctions ne sont pas remises en question,
Trop vite cachées sous le tapis,
Elles sont considérées comme inhérentes au futur « succès » d’une entreprise.

Ainsi, on retrouve au sein de start-ups dites jeunes et innovantes,
en tout cas, toutes pimpantes,
parfois sous un maquillage un peu trop verdi,
des conditions dignes des entreprises les plus archaïques. 

Le lancement d’un nouveau concept fait bien plus rêvé que ses coulisses peu reluisantes.
Les levées de fonds font de bien plus gros/beaux titres que la casse humaine engendrée par la pression d’un changement d’échelle accéléré et mal accompagné par exemple...

Créateurs et chefs d’entreprise,
quel que soit votre niveau de développement,
quelle que soit la taille de votre structure,
une question s’impose :
Créez-vous l’environnement propice à une culture d’entreprise qui prend soin de vous,
et de votre (future) équipe ?
Privilégiez-vous l’Action à l’agitation ?