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bienvenue au cœur de l'ouvrage éphémère Projet 13.7 : entreprendre, chemin initiatique.
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J’ai failli ne rien publier cette semaine.
Pourtant j’avais le thème, le contenu, les messages. Tout. Ou presque.
Pas la motivation, pas la force, pas le flow, pas le fluide.

Car depuis deux semaines, je lutte. Je lutte pour ne pas me laisser engloutir par la démotivation, par le désespoir, par l’enfouissement.

Je le sais, je suis comme ça. Des très hauts, je peux déplacer des montagnes. Des très bas, je peux m’enfoncer six pieds sous terre.

L’entrepreneuriat n’est qu’un catalyseur de ces montagnes russes. J’apprends à les dompter, j’apprends la mesure. J’apprends. Je suis en route. Sur ce chemin initiatique dont je vous parle. Et parfois, comme vous, comme tout le monde, la route me semble tellement longue que j’ai envie de m’arrêter. De rester sur le bord. 

Je contemple mon paysage intérieur. Je n’y vois qu’un désert. Aride. Sec. J’ai soif.
Soif de Vie, soif d’Humain, soif d’Humanité. 

Je me sens déconnectée. Je me sens isolée. Je me sens déliée. La solitude existentielle, on en a parlé. Ce ne sera pas l’objet de ce « billet d’humeur ».
Oui, plutôt qu’un texte, plutôt que le thème prévu (désolée pour lui, mais il viendra en son temps !), je vous propose un « billet d’humeur » pour le dire avec les mains. Un « coup de gueule » pour le dire avec la tête. Un « cri du cœur » pour le dire avec l’âme.


C’est ce qui me vient, c’est ce qui me semble juste, alors je m’écoute.
Je m’écoute malgré une certaine appréhension, malgré une certaine peur. Au rang des défis que m’aura fait relever Projet 13.7 : entreprendre, chemin initiatique, je rajoute donc « exprimer publiquement mon mécontentement ».
Car je n’ai plus envie que la peur me guide et m’empêche d’être. Alors j’ose écrire et vous dire que je suis en colère. J’ai d’abord été triste, aujourd’hui je suis en colère. 

Pourquoi ?

Parce qu’il y a plus d’un an, alors que je décidais de créer mon entreprise, je décidais aussi de faire confiance à un incubateur. Une structure d’accompagnement dédiée à l’entrepreneuriat des femmes. Un an plus tard, alors que je zigzaguais à l’aveugle, je rencontrais grâce à cet incubateur celle qui deviendra ma responsable d’accompagnement au sein de ce programme, puis ma coach en dehors.
Elle m’a aidée à faire des pas de géants pour lever les blocages qui m’empêchaient de mener à bien mes projets d’alors et levant ces blocages, je me suis reconnectée à des aspirations bien plus alignées avec moi-même.
Je lui en suis reconnaissante.

Mais en cette rentrée, j’ai été invitée à ne plus assister ni aux ateliers ni aux événements de cette structure d’accompagnement (et même à quitter son groupe Facebook !) car mon activité de conseil à prix libre serait une concurrence déloyale.

Moi, avec mes petits bras, je pose problème à une structure d’accompagnement, à celle qui était ma coach et aux experts qui gravitent dans ce réseau.
Moi, avec mes petits bras, j’ai surtout baissé la tête, courbé l’échine. Je n’ai pas su dire à quel point j’ai été sidérée et blessée par un tel rejet. Comme je ne sais pas le dire, je l’écris.

J’écris aujourd’hui sur le thème de la concurrence. A vous, entrepreneurs, sur ce chemin initiatique, je vous écris de regarder en face ce que vous appelez concurrence et OUBLIER cette définition. 

C’est passéiste. C’est l’ancien temps. C’est une lubie. C’est un leurre.
Cela vous empêche de vous poser les bonnes questions sur vous-même et développer la version la plus épanouissante de votre activité.

Quelle concurrence peut-il y avoir quand vous avez aligné ce que vous êtes et ce que vous faites ? Qui peut faire « comme vous » ? C’est impossible.
Les pâles copies ne seront que des pâles copies.
Les mauvais seront passagers.
Les aspirations seront des inspirations.

Pour les deux premiers, souhaitez qu’ils trouvent la place à laquelle ils seront excellents et épanouis car enfin alignés.
Pour les derniers, remerciez-les d’être là où vous serez, à votre façon, dans plus ou moins longtemps, en restant aligné.e.
Sur l’inspiration et la comparaison, je reviendrai.

Pour continuer à parler de la concurrence, je veux vous dire pourquoi je suis en colère.
Je me suis d’abord flagellée (on ne se refait pas) et trouvée naïve. C’était la phase de tristesse.
Je suis passée à la phase de colère, quand j’ai admis (avec l’aide de soutiens que je remercie sincèrement) que non, dans ce cas précis, je ne suis pas naïve, je suis lucide.

Lucide, je crois qu’il y a urgence.
Urgence de conscience.
Sur tant, tant, tant et tant de plans.
J’aimerais les oublier parfois ces urgences,
j’aimerais ne pas me sentir concernée parfois par ces urgences.
Mais je les vois trop.
Tellement que je ne saurais en faire une liste,
j’aurais peur qu’en oublier une soit la négliger, la mépriser.
J’ai appris et compris que je ne pouvais pas « sauver le monde » à moi seule.
Que ce n’était ni réalisable, ni même souhaitable.
J’ai essayé de choisir ma cause, mes causes.
J’ai essayé de trouver mon moyen, mes moyens.
J’ai fini par réduire, circonscrire, ma façon, mon action (sur le plan professionnel en tout cas).
J’ai fini par choisir les mots.
Les mots écrits aujourd’hui ici,
les mots conseillés avec Shooting Stars,
les mots dans d’autres dimensions demain.

Face à ces urgences, peut-il y avoir trop d’énergies ? Peut-il y avoir trop de monde ? Peut-il y avoir de la concurrence ?

Face à cette urgence de conscience,
j’ai un rêve :
je voudrais que chacun.e
soit intimement persuadé.e,
du plus profond de lui/elle convaincu.e,
de toutes ses tripes animé.e,
par l’évidence qu’ÊTRE SOI,
ALIGNÉ.E,
qui on est,
pleinement,
dans toutes ses forces,
dans toutes ses failles,
pour Être au monde,
est la SEULE OPTION qui vaille.

Jacques Attali a trouvé la formulation choc qui me parle :

« Ne rien faire qui ne puisse être mieux fait par quelqu’un d’autre.
Si quelqu’un d’autre peut faire quelque chose mieux que vous, ne le faites pas.
Faites autre chose. »

Je trouve cette formulation brutale mais puissante.
Elle nous rappelle que nous avons cet espace
de singularité,
d’unicité,
qui est le trésor,
le pourquoi,
la contribution
qui apportera beauté et lumière au monde.

Voilà l’évidente ambition que je croyais partager avec la structure d’accompagnement que j’ai intégrée il y a plus d’un an, et en son sein, avec la coach qui m’accompagnait depuis quatre mois.

Mais j’ai été renvoyée dans mes cordes. Je suis tombée au tapis. Mais pas K.O.

Sometimes I feel like giving up
But I just can’t
It isn’t in my blood
— In my blood, shawn mendes

J’ai redécouvert ce mot que j’avais cru oublier.
Concurrence. La concurrence.
Déloyale même.

Je repose la question. Je persiste et signe :

Quelle concurrence y a-t-il quand autant d’âmes sont encore en cheminement ?
Quelle concurrence y a-t-il quand autant d’urgences ne sont pas encore suffisamment adressées ?
Quelle concurrence y a-t-il quand on est aligné.e ?

Me retrouver confrontée à de telles bassesses terriennes alors que je me sentais, « en lévitation », guidée par ma bonne étoile, a eu un superbe mérite : me rappeler que je suis justement Terrienne. Je veux m’envoler, je veux rêver, j’ai la tête dans les étoiles, mais je dois garder les pieds sur Terre. Que je le veuille ou non, j’y suis.

Et si j’aspire à ce que l’urgence de conscience soit partagée par le plus grand nombre, si j’aspire à ce que la collaboration soit une évidence, si j’aspire à ce que la peur de la concurrence ne puisse plus jamais amener à rejeter un autre Être Humain, alors je ne dois pas rester sur le bord de la route. Je ne dois plus me désoler du paysage et je ne dois pas craindre de parler et exprimer ma vérité.

L’aventure Shooting Stars démarre à peine que déjà des portes se ferment. Qu’il en soit ainsi. Je comprends ceux qui disaient que si un projet ne gênait pas, c’est qu’il n’allait pas assez loin.

Comme tout entrepreneur, je dessine et redessine chaque jour, dans ma tête,
chaque semaine, avec chaque client, les contours de cette nouvelle activité.
Et à travers elle, les contours de mon monde idéal.

Le prix libre, ce n’est pas une braderie.
Le prix libre, ce n’est pas une loterie.
C’est l’occasion d’amener un entrepreneur à se questionner sur la valeur de l’aide dont il a besoin à un instant donné.
C’est aussi un appel à questionner notre société et son rapport à l’argent.
Pour QUOI dépensons-nous ? POURQUOI dépensons-nous ?
Le prix libre n’est pas l’alpha et l’omega de mon activité naissante. C’est un point lambda. Je vous assure. Laissez-moi vous surprendre ! Ne prenez pas (déjà) peur !

Dans quelle case mettre Shooting Stars ? Conseil ? Consulting ? Audit ? Coaching ? Marketing stratégique ? Stratégie d’entreprise ? Développement commercial ? Développement personnel ? Psychologie de comptoir ? Philosophie d’agora ? etc. ? etc. ? etc. ?
Je n’en sais rien. Et j’ai décidé de ne pas attendre d’avoir une case pour m’exprimer. Les dirigeants et créateurs d’entreprise qui perçoivent dès aujourd’hui que je peux être la bonne ressource face à leur problématique poussent la porte, s’installent et nous cheminons. Sans se poser de questions inutiles, sans chercher de cases toujours réductrices. Nous faisons. Nous agissons.

Car mon urgence personnelle est de faire en sorte que tout.e dirigeant.e qui aspire à développer une entreprise qui l’épanouira et par là même, épanouira le monde qui l’entoure, ne soit pas empêché.e par un blocage que j’aurais pu, à mon humble mesure, aider à lever. Si je ne suis pas la bonne personne ? Si je suis confrontée à mes limites ? Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’aider à trouver la bonne ressource. Car des énergies constructrices, des collaborateurs, des acteurs, il y en a. 

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, je me mets en quête des énergies réalisatrices qui m’aideront à continuer à être la version la plus épanouie de moi-même. Car ces derniers jours m’ont confirmée que la meilleure parade à la solitude existentielle de l’entrepreneur.e reste et demeure, celle avec laquelle j’avais conclu la semaine 3 de notre voyage :

[Trouver]« Une de ces personnes qui ose vous amener à faire ce pas de côté. Une de ces personnes qui n’envisage pas la création d’entreprise comme une simple suite d’actions professionnelles. Une de ces personnes qui pose le regard et la question qui tendent la main et font relever la tête. »

Je finirai sur une note positive : la colère a fait place à la sérénité. La compassion m’habite. Et face aux urgences, nous n’avons pas le temps de nous empoisonner de rancune. Je continue donc à avancer, à l’assaut de mes projets, et il y en a de très beaux que j’ai hâte de partager !

10/13
Estelle

Note sur les réseaux sociaux : je serai bien plus souple sur les publications Facebook et Instagram. Je n’y prends pas suffisamment de plaisir dans le format actuel. Je m’autorise donc à les aborder avec un nouvel angle, une nouvelle légèreté. Vous l’aurez remarqué, l’illustration de cette semaine est uniquement musicale. L’essence et l’essentiel de Projet 13.7 sont de toute façon ici-même, sous vos yeux. Merci d’être de plus en plus nombreux à suivre ce chemin initiatique.

 
 
Shooting Stars - aide les entrepreneurs, à prix libre

Shooting stars*

C'est avec bonheur que je vous présente une nouvelle activité professionnelle.

En commençant le présent ouvrage, je ne pensais pas qu'il m'aiderait à ce point à poursuivre mon chemin initiatique.

Si l'écriture a désormais retrouvé une belle place au sein de ma vie, j'ai décidé de laisser à d'autres facettes de la boule à paillettes qui me sert de coeur, l'occasion de s'exprimer.

L'aide, la générosité, la joie de voir les autres s'épanouir se sont donc frayées un chemin et entrelacées pour donner vie à Shooting Stars.

Être une étoile filante qui fait de vos entreprises des étoiles filantes... Voilà mon rêve.
Mettre sur orbite chaque entreprise que je croise... Voilà mon ambition.
Apporter des solutions aux entrepreneurs qui n'en voient (presque) plus en une heure et à prix libre... Voilà la mission que je me donne.

Vous avez envie d'essayer ? C'est sans engagement et à l'issue de notre séance, vous réglez ce que vous estimez juste.

* étoiles filantes