Décider d’entreprendre, c’est se retrouver capitaine de son propre navire.
Qui dompte l’océan ?
Personne.
Qui dompte l’environnement économique ?

Etude de marché, business model, business plan, stratégie marketing, stratégie commerciale etc. etc. etc. et tous leurs corollaires et toutes leurs sous-catégories… On voudrait tout maîtriser, tout contrôler, tout rationaliser, pour se prémunir d’un maximum de risques.
Faire rentrer dans la case « raisonnée » une décision que notre raison, justement, semble encore trouver irraisonnable.
Alors on étudie, on analyse, on (dé)borde… et enfin, on pose une action… qui malgré toutes nos précautions, n’amène pas la réponse exacte que nous avions envisagée… évidemment (« c’est normal », « c’est le principe de réalité », ai-je entendu… mais dans la fougue des premiers instants d’une création d’entreprise, la lucidité est partie faire copain-copine avec le recul !).
Et on recommence… Et encore… Jusqu’à s’épuiser… Et ce pourrait être jusqu’à l’infini, si on ne décide pas de mettre la machine sur pause.
Un pas de recul, qui pour ma part, fut salutaire pour accepter La Solitude.

Car la confiance ébranlée va chercher du réconfort, des conseils, des avis… Mais elle finit par se heurter à une évidence : personne ne saura.
En fait, personne ne saura mieux que moi.
Il y aura des conseils judicieux, ils amèneront une lumière, mais n’échapperont pas à cette confrontation au réel teintée de mon interprétation de la partition.
Il n’y aura aucune « science infuse », aucune bonne réponse.
Quand j’ai réalisé que l’immense majorité des conseils et réponses que j’allais chercher ne m’apportait ni conseils ni réponses plus pertinents que les conclusions auxquelles j’étais arrivée, le sol a fini de se dérober sous mes pieds.
J’ai alors expérimenté ce que j’ai nommé plus haut :

La Solitude Existentielle

Ce sentiment que
personne au monde,
ni proche ni lointain,
ni affectivement engagé
ni professionnellement certifié,
ni expert reconnu
ni illustre inconnu,
ne pourrait m’aider à concrétiser mon projet d’entreprise.

Cette solitude est abyssale.
Au sens propre.
Selon les définitions du dictionnaire :
« Relatif aux grandes profondeurs océaniques. »
On ne navigue plus, on ne surfe plus, on est plongé, absorbé, englouti.
«  Très profond, considérable, insondable »
Au sens d’une solitude qui nous emmène dans des limbes intérieures insoupçonnées.

Ce sentiment peut se vivre à d’autres étapes du parcours de chef d’entreprise et plus généralement, à des étapes de changements de vie.
Alors comment remonter à la surface ?

Je vous livre ici mes humbles prises de conscience qui peut-être, je l’espère, accompagneront votre chemin, mais en aucun cas (désolée pour la désillusion mais je n’ai pas une âme de gourou !) ne vous épargneront. Car comme je le disais plus haut : 

« Il est certaines expériences qui ne peuvent qu’être vécues
pour trouver SA réponse, SA force, SON immunité. »