Créer une entreprise et utiliser les réseaux sociaux, passage obligé ?

J’ai longtemps entretenu, et entretiens encore, un rapport distancié aux réseaux sociaux.
En réalité, cette défiance ne s’applique pas uniquement aux réseaux sociaux, mais plus généralement, à toute velléité de « se montrer ».

Pas la dernière à apprécier les prouesses des nouvelles technologies, j’ai pourtant vu débouler ce déballage impudique comme une vraie menace.

Menace ? Le mot est fort. Je le pèse. Car le poids des mots justement, est pour moi, très important, comme le dévoile l’extrait d’introduction.


J’aime les mots,
les jeux qu’ils permettent,
les nuances qu’ils dessinent,
les rimes qu’ils chantent,
les richesses qu’ils offrent…
Je les chéris tellement, que les voir malmenés, galvaudés, méprisés, jetés en pâture sans mesure aucune sur les réseaux sociaux, a longtemps été une incompréhension.


Parce que je ne pouvais me résoudre à poster avec légèreté sur « Mon Mur »,
à publier une photo ou vidéo qui serait définitivement emprisonnée dans « Le Nuage »
ou même à répondre à une interview qui figerait, enfermerait, réduirait ma pensée sur « La Toile »,
j’ai appliqué un adage familial qui résonne peut-être également pour beaucoup d’entre vous.

« Pour vivre heureux, vivons cachés ».

Méfions-nous de l’apparente sagesse des adages populaires. Comme les chiffres, on peut leur faire dire ce que l’on veut…

Ainsi, certains y verront un appel à la discrétion, d’autres une injonction à la modestie, d’autres encore un conseil pour éviter le mauvais oeil… nous pourrions passer des heures à évoquer ou analyser les explicites et implicites d’un tel dicton.

Mais l’angle qu'il m’intéresse ici d’aborder, est comment son intériorisation (si elle n’est pas consciemment questionnée) peut peser sur le bon développement de son projet de création d’entreprise.

Car comme souvent, un blocage « technique » en apparence, cache un enchevêtrement de freins intérieurs.

Et sur le chemin initiatique qu’est la décision d’entreprendre, la poussière ne se terre jamais bien longtemps sous le tapis !
 

A cet égard, questionner les raisons pour lesquelles on ressent un malaise, même diffus, me semble très important. Seul ou avec l’accompagnement bienveillant d’un proche ou d’un professionnel, cette maïeutique est libératrice.