« Je me sens au bord du précipice et j’hésite encore à sauter »… Ce sont les mots que me confiait une porteuse de projet de création d’entreprise il y a quelques jours.

Décider d’entreprendre fait souvent cet effet ! 

Une fois le grand saut osé, une force bien plus grande que la gravité nous attire au fond du gouffre : La Solitude.

L’entrepreneuriat est souvent associé à l’image des montagnes russes. Des très hauts, des très bas. Et entre les deux, peu de nuances. Donc point de salut.

Car osciller
entre gourmandise du rêve et écoeurement de la réalité,
entre enivrement du succès et déchéance de l’échec,
entre ivresse de liberté et désespoir de la solitude,
ce n’est plus seulement osciller,
c’est souvent vaciller.

Vaciller, car même pétri d’optimisme, il y a ces moments où le « bas », le « down », le « revers », nous emmènent bien plus loin qu’on ne s’y était préparé.
Etait-ce même possible de l’imaginer ? Etait-ce même souhaitable de l’anticiper ?

Il est certaines expériences qui ne peuvent qu’être vécues pour trouver SA réponse, SA force, SON immunité. 

Je crois que la solitude existentielle d’un créateur ou dirigeant d’entreprise est de celles-là.